Noël... fête chrétienne ??" suite 9

Publié le 21 Décembre 2009

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Tiré de " Lettres à L'Épouse "

avec autorisation

 

La bataille de Noël  suite 9

Il y a deux jours je parlais des dépenses de fin d’année effectuées par les européens, soit 700 euros en moyenne, mais 1000 euros pour la partie occidentale la plus riche. J’aimerais y ajouter un autre grand continent dit « chrétien », l’Amérique du nord, États-Unis et Canada confondus. Les sommes dépensées doivent être du même ordre de grandeur mais exprimées en dollars, soit environs 100 milliards de dollars pour ces deux pays.


Si on cumule les sommes dépensées par les nations « chrétiennes » pour bâfrer et enrichir des multinationales comme celle qui a la paternité du père noël, on dépasse allègrement les 200 milliards de dollars pour une semaine de fêtes. Maintenant mettons en perspective ces chiffres avec ceux que l’on nous présente au sommet de l'ONU sur le climat où se joue un psychodrame grotesque à l’allure de tractations de marchands de tapis. Après les G vains, aux promesses aussi creuses et non tenues que les bourses alloués aux pays pauvres ils y rajoutent celles toutes aussi creuses et vaines du sommet sur le climat.


La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a annoncé le soutien des États-Unis au plan d'aide des pays riches. Celui-ci prévoit une aide financière immédiate de 30 milliards de dollars (21 milliards d'euros) sur trois ans, de 2010 à 2012, et jusqu'à 100 milliards de dollars (70 milliards d'euros) par an d'ici à 2020 pour aider les pays en développement à faire face aux impacts du réchauffement..


Mazette, mais quel effort extraordinaire, mais enfin rendez-vous compte, les « chrétiens » d’Europe et d’Amérique, unis dans un même et immense effort de solidarité à l’échelle mondiale, vont déverser des tombereaux de dollars sur les pays touchés le plus durement par le réchauffement climatique. Ramené aux seuls pays « chrétiens », cette somme représente 5% des sommes dépensées pour les fêtes de fin d’année… On comprend mieux pourquoi la ville de Copenhague fut choisie, car son nom signifie : le port des commerçants


Obama est arrivé aujourd’hui dans la capitale danoise en vue de conclure un accord à 193 pays sous l'égide des Nations unies, qui permette, grâce à une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, de limiter la hausse du thermomètre mondial à deux degrés. Les grands de ce monde vont définir avec le plus grand sérieux, de combien de degrés la hausse de température sera acceptable, car les discutions portent sur des températures s’échelonnant de 1,5 à 2 degrés, comme s’il s’agissait d’un thermostat que l’on réglait au 1/10 de degré près. Les fous qui nous gouvernent, outre le fait qu’ils jouent à Dieu en espérant régler le climat comme ils l’entendent, ne tiendront de toute façon aucune des promesses qu’ils vont tenir à ce sommet, libéralisation du marché mondial oblige. 


L'étude “Avoid” (Eviter), réalisée avec plusieurs autres centres de recherche britanniques, a conclu que limiter la hausse des températures à 1,5 degré était “virtuellement impossible” à cause de la quantité de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Même si les émissions s'arrêtaient complètement, les températures augmenteraient quand même de 1,3 degré à cause des gaz à effets de serre déjà émis. De toute façon la cupidité de ceux qui dirigent ce monde est telle, que rien n’arrêtera leur appât du gain et donc n’altérera le dogme libéral de la croissance à tout prix. Il ne faut donc rien attendre de tous ces sommets ridicules qui se déroulent en ce moment et les choses continueront comme avant, c'est-à-dire comme décrites dans la Bible.


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L’expression “le chant des sirènes” tire son origine de la légende qui octroie aux sirènes la faculté de séduire les hommes par leurs voix mélodieuses. Les sirènes, autrefois représentées mi-femmes, mi-oiseaux, étaient des monstres marins, avides de chair humaine. Pour se nourrir et assouvir leur appétit, elles envoûtaient et captivaient l’attention des hommes par leurs chants harmonieux afin de les dévorer ensuite. Figure emblématique de la ville de Copenhague, elle nous rappelle que les voix mélodieuses qui montent du sommet sur le climat entraînent inexorablement des dizaines de millions de réfugiés climatiques vers les rochers de notre perdition.


Ah, l’esprit de Noël a donné toute sa mesure à Copenhague où on est pas à la fête. Faillite de la démocratie, mépris des ONG: Nicolas Hulot dénonce le « bras d'honneur à la conscience citoyenne » que s'est avéré être selon lui le sommet de Copenhague.

« Nous avons bradé l'avenir de nos enfants

et compromis celui de millions de citoyens des pays du Sud »,

s'inquiète-t-il. Ce qui s'est passé à Copenhague

« résonne comme un terrible bras d'honneur à la conscience citoyenne :
 on n'a pas écouté les ONG, on les a même mises à l'écart du sommet des chefs d'
É
tat ».

 

Négociée vendredi soir en secret, la déclaration de Copenhague associe certes une trentaine de pays, dont les États-Unis, l’Europe et les grands pays émergents comme la Chine, l’Inde et le Brésil, mais l’essentiel n’y est pas : à savoir l’objectif de réduire de moitié les émission de gaz à effet de serre sur la planète d’ici à 2050.


« C’est une proposition d’accord désastreuse,

bouclée entre pays riches et qui ont cru pouvoir l’imposer au reste du monde »,

déplore Karine Gavand, de Greenpeace.

« Copenhague s’est résumé à un poker menteur, décrypte l’eurodéputé Yannick Jadot.

C’est le résultat d’égoïsmes nationaux. »


Ceux qui rêvaient que les leaders de la planète ramènent de Copenhague une hotte remplie de solutions pour sauver le climat peuvent être déçus. Car, au pied du sapin, il n’y a qu’un document d’à peine trois pages, un accord a minima sans véritable engagement. Une déclaration politique où les pays se fixent l’objectif de limiter d’ici à la fin du siècle le réchauffement à 2oC et prévoient d’aider financièrement les pays les plus vulnérables. Pour dire les choses crûment, « encore un sommet pour rien ! ».


À voir la tronche que tirent nos dirigeants, on peut mesurer la honte de leur échec et par voie de conséquence celle des pays qui les ont élu.


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Et les pays riches n’ont pas fini de tirer la tronche.


Aux États-Unis les faillites de banques régionales se poursuivent avec 7 nouvelles disparitions cette semaine,  se qui amène à 140 faillites cette année aux États-Unis avec une septième annoncée cette semaine par l'agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires, la FDIC, dans un communiqué reçu samedi.

Les banques laissent pour 14 milliards de dollars d’actif dont la FDIC devra assurer les pertes. Avec un nombre d'établissements “à risque” (552 fin septembre) au plus haut depuis 1993, la FDIC ne prévoit pas d'amélioration en 2010.


Pour cette dernière semaine de l’Avent le Seigneur charge la hotte du père Nnoël pour la FDIC et le cadeau est bien frappé du chiffre 7 à tous les étages (7 – 14 – 140), comme ça il n’y pas d’ambiguïté possible.

C’est un signe fort de reprise économique et de fin de crise, non ?

 



Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Savoir se laisser avertir !

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