Noël... fête chrétienne ?? suite 7

Publié le 15 Décembre 2009

 

calendrieravent.jpg

Tiré de " Lettres à L'Épouse "

avec autorisation

 

La bataille de Noël suite 7

 


J’ai démontré l’origine païenne du sapin, mais pour ce qui concerne ses décorations quelques explications ne sont pas superflues.


A l'époque des Celtes,  on considérait le 24 décembre comme le jour de la renaissance du soleil. Ils plantaient donc un sapin symbolisant l'enfantement. Ensuite vers le 11ème siècle, les fidèles catholiques avaient comme coutume de décorer un sapin de pommes rouges représentant le paradis, les scènes Mystères.

C'est seulement vers 1521 en Alsace que l'origine de l'arbre de noël est mentionnée pour la première fois. A partir de ce moment là, non seulement, il devenait le symbole de noël mais apparaissaient aussi les couronnes de sapin dans les maisons ainsi que les décorations colorées comme des confiseries, des pommes (symbolisant Adam & Ève), des roses (symbolisant la vierge), des gâteaux ressemblant à des hosties, faisant de cette période, un moment de fête. Plus tard, on vit une étoile au sommet des sapins, qui représentait pour les catholiques l'étoile de Bethléem.

ietoilenoel.jpg

 Si le diable a pu réhabiliter l’antique Ashéra comme résurgence moderne de l’arbre divinisé à noël, que peut donc réellement signifier l’étoile à son sommet ? Elle fait partie de la triade des dieux planétaires babyloniens fixant les temps et représente l’étoile Vénus.

On appelle Vénus l’Étoile du Matin ou Étoile du Soir car, étant plus proche du Soleil que la Terre, elle ne peut jamais être perçue qu’à ces heures de la journée. Pendant une période de 247 jours consécutifs, Vénus n’est visible qu’au coucher du Soleil – devenant à ce moment l’Étoile du Soir, Hespéros, Aphrodite –, ensuite elle est totalement invisible pendant 14 jours avant de réapparaître comme Étoile du Matin ou Phosphoros – Lucifer, Étoile de l’Est. À cause de l’interruption entre ces deux « phases » de sa course, certains peuples de l’Antiquité on cru qu’il s’agissait là de deux étoiles distinctes.

 

On a représenté l’Étoile du Soir au Proche-Orient par une étoile à huit branches.

Pourquoi huit ?

Tout d’abord, souvenons-nous que Vénus-Ishtar est visible sous ses deux cycles de 245 ou 247 jours ce qui équivaut à 8 cycles lunaires. On pouvait apercevoir l’étoile du matin avec la nouvelle lune huit fois avant qu’elle ne soit « avalée » par le soleil, c’est-à-dire rendue invisible par la lumière du soleil. Ensuite, il faut 8 années pour que Vénus accomplisse son cycle complet autour du zodiaque. C’est ainsi que cette étoile à huit pointes a été associée à Inanna-Ishtar, la planète Vénus en Mésopotamie.

inanna.gif

 

 

Le symbole qui domine toute l‘iconographie païenne babylonienne comme sur le kudurru de Melishipak est l’étoile à huit branches en général inscrite dans un cercle.

Symbole de la déesse Inanna chez les sumériens, à la fois reine du Ciel et de la Terre, déesse de la lune, étoile du soir et étoile du matin. Cette déesse extrêmement complexe, accomplit plusieurs


kudurrumelishipak.jpg


transformations successives, occupant d’abord les deux premières fonctions de jeune fille séduisante, déesse de l’amour, puis celle de mère et déesse de la fertilité, protectrice des récoltes, avant de devenir, après un séjour aux enfers une magicienne aux pouvoirs illimités ; chez les Babyloniens, Inanna est par la suite devenue Ishtar, la déesse de la guerre et de l’amour physique, ancêtre de l’Aphrodite des Grecs — qui, incidemment, ne savaient pas que l’ « étoile du matin » et l’« étoile du soir » n’étaient qu’une seule et même planète et lui ont attribué deux symboles différents, respectivement le pentagramme (qui symbolisait aussi Athéna) et l’étoile à huit branches (dévolue à Aphrodite).


C’est à cette image de Satan identifié à Vénus que se réfère Ésaïe 14, 12 

Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l’aurore !

Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations !


Le pentagramme vient de l’orbite de Vénus qui décrit une sorte de pentagramme dans un cycle de huit ans. La figure géométrique du pentagramme aurait été découverte il y a quelque 6000 ans par des astronomes sumériens en reliant par des lignes droites les positions occupées successivement par la planète Vénus lors de ses apparitions intermittentes sur les 360 degrés du zodiaque au cours de sa révolution.  

Des pentagrammes gravés sur des fragments d’argile brûlée datant d’environ 6000 ans ont été retrouvés en Palestine, et il semble que vers 2700 avant notre ère, cet idéogramme, symbole de la planète Vénus, ait été très répandu chez les Sumériens.

Vénus est donc l’étoile qui meurt et qui renaît, ce qui nous rapproche du mythe d’Ishtar en enfer.


Les symboles se superposent pour peu que l’on sache à quoi il se réfère et vous savez désormais que le diable prend diverses formes symboliques et l’étoile en est une des plus importantes 

Comme leurs pratiques religieuses et magiques et les mythes auxquels ils se réfèrent, l’iconographie des néo-païens actuels s’inspire logiquement de ces modèles anciens (archaïques ou antiques) et ils ont adopté un grand nombre de figures artistiques et symboliques qui font partie intégrante de leur esthétique spirituelle.

Le symbole qui domine toute l‘iconographie néo-païenne est sans conteste le pentagramme, ou pentacle, étoile à cinq branches symbole par excellence de Satan actuellement. Il est omniprésent dans le monde artistique ce qui en dit long de l’esprit qui repose sur eux.

 

 

Que signifie le mot « païen » ?


En latin, paganus désigne un paysan.

On a longtemps pensé que c’était dans ce sens que ce terme était utilisé par les chrétiens pour désigner les tenants de la religion traditionnelle. Dans ce cas-là, l’appellation aurait été péjorative. Pourtant, et ce tout au moins jusqu’à l’interdiction définitive du paganisme par l’Empereur Théodose en 391, les paysans n’étaient pas les seuls à pratiquer la religion traditionnelle.

Pierre Chuvin, dans son ouvrage intitulé Chronique des derniers païens  (éd. Les Belles Lettres), pense avoir trouvé la signification exacte du terme paganus dans l’Antiquité tardive. Il donne l’exemple d’un père qui, dans l’épitaphe de sa fille, la loue d’avoir été

« fidèle parmi les fidèles, pagana parmi les alieni ».

Ce père voulait dire par là que sa fille était restée fidèle à ses origines dans un monde qui ne l’était pas resté forcément. Les pagani /païens sont donc tout simplement les « gens de l’endroit », en ville ou à la campagne, qui gardent leurs coutumes locales, alors que les alieni, « les gens d’ailleurs », sont de plus en plus chrétiens. Le terme « païen » n’est d’ailleurs utilisé qu’en latin, c’est-à-dire uniquement dans la partie occidentale de l’Empire romain. Dans la partie orientale, où l’on parle le grec, les fidèles de la religion traditionnelle sont appelés « les Hellènes », c’est-à-dire tout simplement « les Grecs ».

Les païens désignent leur croyance par le terme religio (« la religion »), provenant du verbe latin religare, « lier », la religion étant ce qui lie les hommes aux dieux.

Selon le vocable d’origine, le christianisme n’est donc pas une « religion » dans le sens où on est lié ni par un credo ou un dogme, ni une tradition ou obligation. Le christianisme à ceci de particulier que son nom désigne de manière évidente ce qui « lie » les  hommes à Dieu, c’est l’Esprit-Saint, car le mot Christ, dont la racine Χριστός signifie “oint”, traduit le terme hébraïque de mashia'h, ceci fait implicitement des chrétiens des « oints », non pas d’huile comme du temps des hébreux, mais de l’Esprit de Dieu dont l’huile est le symbole.

Par voie de conséquence, n’est chrétien que celui qui est porteur de l’Esprit de Dieu, les autres sont des religieux et donc des païens. C’est pour cela que Jésus s’emporte de la sorte contre les pharisiens pourtant si attachés à la loi de Moïse, Jean 5, 42  

Jésus leur dit :

Si Dieu était votre Père, vous M’aimeriez,

car c’est de Dieu que Je suis sorti et que Je viens ;

Je ne suis pas venu de Moi-même, mais c’est Lui qui M’a envoyé.

Pourquoi ne comprenez-vous pas Mon langage ?

Parce que vous ne pouvez écouter Ma Parole.

Vous avez pour père le diable,

et vous voulez accomplir les désirs de votre père.

Il a été meurtrier dès le Commencement,

et il ne se tient pas dans la Vérité, parce qu’il n’y a pas de Vérité en lui.

Lorsqu’il profère le mensonge,

il parle de son propre fonds ;

car il est menteur et le père du mensonge.

Et Moi, parce que Je dis la Vérité,

vous ne Me croyez pas !


La religion antique est donc un vaste ensemble de traditions et de pratiques d’origines différentes qui, seules, lui donnent une raison de vivre. En effet, à travers toute l’Antiquité, le « paganisme » est une mosaïque de religions liées à l’ordre établi : être pieux, c’est « croire aux dieux de la cité » (P. Chuvin).

Ainsi la cité devient le creuset spirituel du paganisme, avec un dieu tutélaire fondateur ou protecteur de la cité, puis l’association avec des dieux mineurs ou un parèdre, l’essor du paganisme grandira avec celui des villes. Mais quand un roi parvient à fédérer des cités en royaume, puis en grandissant encore à parvenir à un empire comme du temps de Rome, l’éclatement des croyances en autant de dieux délite le lien qui uni les peuples à l’empire. Il va donc falloir fédérer, soit en divinisant l’empereur, soit en opérant par syncrétisme en faisant le ménage au milieu des dieux.

Cette idée de syncrétisme se développe au fur et à mesure que se succèdent sur le trône romain les empereurs syriens et arabes, qui amènent avec eux les cultes orientaux du Soleil.

Je vais suivre à présent Lucien Jerphagnon, qui dans son ouvrage Histoire de la Rome antique, les armes et les mots (éd. Tallandier), précise ce qui suit. C’est surtout à partir du règne d’Aurélien, au IIIe siècle, que le Dieu suprême est assimilé à Sol invictus, le Soleil-dieu qui ne connaît pas de déclin, puisqu’il repart pour une nouvelle course chaque 25 Décembre.

Sol invictus englobe donc, de façon syncrétique tous les cultes solaires, et va connaître un prodigieux développement, récupéré pour la politique unitaire de l’Empire. Le culte solaire apparaît en effet comme le facteur d’unité religieuse et morale dont l’Empire a besoin. Car cette unité universelle à laquelle chaque habitant de l’Empire, qu’il soit romain de souche, syrien, illyrien, égyptien ou autre, peut reconnaître ses propres dieux : Apollon, Hélios, Mithra, Elagabal, etc. C’est le dieu solaire de toujours et de partout, dont l’astre qui est aux cieux est la manifestation sensible.

Au Ve siècle encore, Macrobe confirme et argumente le syncrétisme dans son ouvrage intitulé Les Saturnales. Les titres des chapitres 17 à 23 du premier livre sont à eux seuls assez explicites.

Les voici :

« Toute la théologie se ramène au culte du soleil.

Les différents noms d’Apollon prouvent qu’il se confond avec le soleil ».

« Le dieu appelé Liber (Dionysos/Bacchus) se confond aussi avec le soleil ».

« Que Mars aussi et Mercure sont la même divinité que le soleil ».

« Esculape, Hercule, Salus, ainsi que Sérapis ne sont d’autres dieux que le soleil ».

« Qu’Adonis, Attis, Osiris et Horus, ne sont d’autres dieux que le soleil ».

« Némésis, Pan, appelé aussi Inuus, et Saturne se confondent avec le soleil ».

« Jupiter lui-même et l’Adad des Assyriens se confondent avec le soleil .

D’ailleurs, le culte de tous les dieux se confond avec le culte du soleil ,

comme le démontrent l’autorité des théologiens et celle d’Orphée ».


Ainsi, nous voyons que tout en continuant à croire en plusieurs dieux, les païens sont devenus des monothéistes presque parfaits ! C’est ce que l’on appelle l’ « hénothéisme » (Forme de religion enseignant l’existence d’une divinité supérieure aux autres divinités.)

On comprend mieux vu sous cet angle pourquoi, Jésus est descendu au milieu des hommes juste au moment où le syncrétisme du dieu solaire se finalisait dans l’empire romain, car l’esprit des hommes était enfin mûr pour recevoir l’Évangile.

Mais on comprend aussi mieux qu’un esprit antéchrist s’oppose à la vérité de l’Évangile pour revenir vers l’ « hénothéisme » dont l’expression la mieux adaptée fut le culte à un dieu solaire.

Le Moyen-âge n’aura été qu’une parenthèse « religieuse » catholique dans l’histoire de la chrétienté Avec le recul de cette religion suite au réveil protestant, l’Esprit-Saint reprend sa place dans les cœurs en croissant en puissance jusqu’au réveil pentecôtiste.

Mais le diable ne reste pas inerte pendant cette période et il réussit le tour de force de ramener dans les foyers « chrétiens » le Sol invictus, le Soleil-dieu, au jour de noël, transformant pendant cette nuit spéciale les oints de Dieu en « religieux » païens dont le Père n’est rien de moins que le diable !!

C’est pour cela que l’Église de Laodicée, qui est le type de l’Église de la fin des temps, est la seule de toutes les Églises où Jésus est à l’extérieur de Son Église

Apocalypse 3, 20 

Voici, Je me tiens à la porte, et Je frappe.

Si quelqu’un entend Ma Voix et ouvre la porte,

J’entrerai chez Lui,

Je souperai¹ avec Lui,

et Lui avec Moi !

 

 

calendrieravent.jpg

 

¹ ou  ...réveillonnerai

 

Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Savoir se laisser avertir !

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article