Noël... fête chrétienne ??" suite 12

Publié le 24 Décembre 2009

 

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Tiré de " Lettres à L'Épouse "

avec autorisation

 

La bataille de Noël  suite 12

 

 


Les foies gras, huîtres et saumons fumés, sont les vedettes des repas de noël :

- 15.000 tonnes d’huîtres,

- autant de foie gras et de dindes,

- 5.000 tonnes de saumon fumé sont vendues chaque décembre aux Français.

Aucune fête digne de ce nom ne peut être joyeuse sans une table bien garnie. Il suffit de regarder dans sa boîte aux lettres à la période de noël pour s’en convaincre, tant elle est remplie de publicités sur le sujet des ripailles de fin d’année.

Avalanche de cadeaux et de bonne chère ont largement occulté le côté religieux de noël, heureusement il reste le pape pour nous rappeler les origines païennes de noël, avec sa bénédiction toute spéciale pour la ville et le monde après la messe de minuit.


Mais revenons à noël et sa tradition d’extraordinaires ventrées.

Dès que l'homme commença à cultiver la terre, il suivit attentivement la trajectoire du soleil tout au long de l'année, car c'était de lui que dépendait la nourriture, la chaleur et le bien-être. Le cours des saisons déterminait aussi le moment des fêtes. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices étaient célébrés dès que le soleil atteignait les points significatifs de son orbite, c'est à dire aux solstices d'été et d'hiver.

Ce fut au solstice d'hiver, la période de l'année où les journées commencent enfin à être plus longues, que l'on concéda le plus d'importance. Les historiens s'accordent à reconnaître que, bien avant l'époque romaine, on fêtait en Europe la renaissance tant attendue de la nature et l'espérance de vie nouvelle. Mais en revanche on ne sait rien de précis sur les cérémonies qui se déroulaient à cette époque. Il est probable que le feu et la lumière, en tant que symboles, jouaient un rôle important.


Les romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe : semer. Sa fête, les saturnales, donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre. On disait qu'elles s'étendaient jusqu'aux calendes de janvier, le Jour de l'an romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier de chaque mois.

Les peuples nordiques célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne “des pommes de providence”, nourriture des dieux.

Les orientaux rendaient un culte à Mithra, divinité de la lumière.

Toutes ces religions antérieures au Christianisme donnaient l'occasion de fêter le solstice d'hiver avec pour but de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l'absence de vie et l'obscurité.


A l'origine, les Saturnales avaient lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradition se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fêtes et d'orgies. Le poète gréco-romain Lucien, qui vécut au IIe siècle ap. J.C., décrivit les Saturnales comme une occasion pour boire plus que d'ordinaire, faire du vacarme, jouer et danser, pour nommer des rois et donner des repas aux esclaves. Il régnait une gentillesse à l'égard de tous.

Comme pendant nos fêtes de noël actuelles, on offrait des cadeaux : des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or étaient des cadeaux courants. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.

 


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Malgré l'influence croissante de l'église et de ses disciples, les rites liturgiques chrétiens ne parvenaient pas à s'imposer face aux festivités païennes des Saturnales. Cette fête pleine d'entrain entrava longtemps la propagation du christianisme.

Au IVe siècle, pour enrayer ce culte païen, l'Église catholique romaine jugea plus opportun de l’absorber que de la combattre. En effet le solstice d'hiver du 25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen autre culte majeur associé au solstice d’hiver, l'Église catholique n'hésita donc pas à déclarer le Christ “ sol invinctus ”, ainsi par syncrétisme le mithraïsme et les saturnales se fondirent dans la fête de noël en l’honneur de la naissance de Jésus !

 


On s'interrogea sur la manière dont on allait célébrer l'événement. Les autorités ecclésiastiques s'accommodèrent globalement de l'esprit des saturnales. Même si ces fêtes exubérantes choquaient un peu les mœurs chrétiennes, il ne fut pourtant pas impossible de concilier les deux rites. En effet beaucoup d'éléments de la fête païenne s'adaptaient aisément au nouveau cadre chrétien. Il ne fut pas difficile, par exemple, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ.

 


Au VIe siècle après J. C., le pape Grégoire tempêtait contre les fêtes exubérantes, les danses et le couronnement des portes et se prononçait en faveur d'une fête sublime et non laïque. La coutume qui choquât le plus était celle des hommes déguisés en femme ou en animal ou même nus, qui improvisaient des saynètes.

L'Église tenta d'interdire toute représentation de pièces de théâtre pendant les fêtes de Noël afin de contrer ce type de rite. En Europe du nord et en Europe de l'ouest, l'Église catholique se montrât longtemps très réticente à intégrer les traditions du Solstice d'hiver dans la fête de noël et c'est ainsi que les coutumes de noël devinrent de plus en plus variées.

 


Avec la propagation du christianisme, la fête de noël commença aussi à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l'écroulement de l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, noël, devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l'Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de noël de l'an 800.


Les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens.

Au lieu d'interdire formellement ces pratiques, l'Église tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Évangiles de Matthieu et de Luc. Les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui en sont vraisemblablement issues.

Elles étaient surtout répandues, à l'époque, dans les régions alpines. Les santons de Provence sont directement issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle, favorisant, en France tout d'abord, la diffusion des crèches domestiques. Les personnages étaient alors façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Peu à peu les fêtes devinrent symbole de prodigalité ce qui déplaisait aux puritains.

En Écosse les presbytériens interdirent dès 1583 les fêtes de noël. Les puritains anglais finirent par faire triompher leurs conceptions lors de la guerre civile de 1642. On était obligé de travailler le jour de noël comme un jour ordinaire. Mais certains continuèrent à fêter noël en famille. Le roi finit alors par lever cette interdiction.

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Déjà, on avait pris l'habitude à cette époque de fêter noël beaucoup plus discrètement et les coutumes devinrent semblables à celles que nous connaissons aujourd'hui.

Même dans les pays catholiques comme l'Italie et la France, où les puritains n'avaient pas beaucoup d'influence, noël était devenu une fête de recueillement en famille.

Au XVIIIe et XIXe siècle, la tradition qui consiste à échanger des cadeaux à noël ou des étrennes au Jour de l'an commença à se répandre. Les cadeaux de noël sont une représentation symbolique des présents que les Roi Mages apportèrent à Jésus.

Déjà au temps du règne de César, les fonctionnaires se faisaient offrir des cadeaux par les populations au début de chaque année et même les esclaves recevaient des cadeaux de leurs maîtres.

Avant Jésus Christ, chaque foyer offrait des sacrifices aux dieux pour la fête du solstice d'hiver, afin que ceux-ci protègent la maison des mauvais esprits et qu'ils veillent sur la fertilité des champs. Il convenait donc de ne surtout rien changer, on risquerait d’offenser les dieux, du commerce, du vin, des jeux, de la musique, etc…


Mais soyons rassuré, le monde moderne à la vue de l’énergie et sommes fabuleuses qu’il dépense pour perpétuer la tradition de noël, n’est pas prêt de décevoir les dieux païens antiques et surtout l’Ashéra/sapin/Reine du ciel.

Par contre, pour ce qui est d’attiser la Colère du Dieu véritable, on peut difficilement faire mieux que célébrer noël !!

 

Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Savoir se laisser avertir !

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