4. Vivre dans le Royaume

Publié le 11 Janvier 2013

CHAPITRE IV

VIVRE DANS LE ROYAUME

« Si quelqu'un veut venir après Moi,
qu'il renonce à
lui-même,
qu'il se charge de sa croix
et qu'il Me suive.

Quiconque perdra sa vie à cause de Moi la trouvera."

                                                                  Matthieu 16, 24-25

  Il nous faut fuir les ténèbres et le royaume de l'égoïsme, où chacun vit pour lui-même et fait ce qu'Il veut. Il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu, où tout le monde vit pour Dieu et fait Sa Volonté. Il faut que le Royaume de Dieu ne cesse de croître, jusqu'à ce que


" le Royaume du monde soit passé à notre Seigneur et à son Christ "
Apocalypse 11, 15

  Pour être dans le Royaume, il nous faut mourir a nous-même. Cependant beaucoup de personnes qui ont été sauvées n'ont pas encore compris qu'elles sont esclaves. Elles veulent continuer à faire leur propre volonté. Cela ne réussira pas.
 

 C'est pour cela que Jésus a dit qu'il faut perdre sa vie si on veut la sauver. Beaucoup de personnes viennent à l'église avec le désir de sauver leur vie. Mais ce n'est pas reconnaître la Volonté de Jésus. Et dans ce Royaume il est le Seigneur.

  Jésus a dit, en Matthieu 13, que le Royaume de Dieu était comme un marchand à la recherche de belles perles qui, lorsqu'il en trouve une de grand prix, vend tout ce qu'il a pour l'acheter. Bien sûr, il y a des chrétiens qui pensent que la perle de grand prix c'est nous et que c'est Christ qui a dû tout sacrifier pour nous racheter. Mais désormais, nous comprenons que c'est Lui la perle de grand prix.

Nous, nous sommes les marchands à la recherche du bonheur, de la sécurité, du renom, de l'éternité. Et quand nous trouvons Jésus, cela nous coûte tout. Il y a le bonheur, la joie, la paix, la guérison, la sécurité, l'éternité, tout.

Alors nous disons,
" Je voudrais cette perle. C'est combien ? "
" Eh bien, nous dit le vendeur, elle est très chère."
" Mais combien ? "
" Une somme considérable ! "
" Pensez-vous que je puisse l'acheter ? "
" Oh oui, bien sûr. Tout le monde peut l'acheter. "
" Mais ne m'avez-vous pas dit qu'elle était très chère ? "
" Oui ! "
" Alors, combien ? "
" Tout ce que vous avez " dit le vendeur.
 
Nous prenons notre décision.
" D'accord, j'achète ! "
"Alors, voyons ce que vous avez. On va établir une liste. "
" Eh bien, j'ai soixante mille francs à la banque. "
" C'est bien, soixante mille francs. Et quoi encore ? "
" C'est tout ce que j'ai. "
" Vraiment tout ? "
" Eh bien... j'ai encore quelques francs dans ma poche. "
" Combien ? "

Nous piochons.
" Voyons : cinq, dix, trente, cinquante, soixante-quinze... soixante-quinze francs. "
" Très bien. Qu'avez-vous encore ? "
" Euh rien. C'est tout ! "
" Ou habitez-vous ? "

Il continue son inventaire.
" Chez moi. Oui, j'ai une maison. "
" Alors, on va noter la maison aussi. "

Il écrit.
" Vous voulez dire qu'il faudra que je vive dans ma caravane ? "
" Ah, vous avez une caravane ? Alors cela aussi. Et quoi encore ? "
" Mais il faudra que je dorme dans la voiture ! "
" Vous avez une voiture ? "
" Deux ."
" Deux. Alors les deux me reviennent. Quoi encore ? "
" Regardez, vous avez déjà mon argent, ma maison, ma caravane, mes voitures. Qu'est-ce qu'il vous faut encore ? "
" Vous êtes seul dans ce monde ? "
" Non, j'ai une femme et deux enfants.."
" Ah oui, il ne faut pas oublier. Votre femme et vos enfants. Quoi encore ? "
" Il ne me reste plus rien ! Je suis tout seul maintenant ! "

Tout d'un coup, le vendeur s'exclame,
" Oh, j'allais presque oublier ! Vous ! Il me faut vous aussi ! Tout me revient - femme, enfants, maison, argent, voitures - et vous aussi. "

Puis il continue. 

" Écoutez-moi maintenant. Je vais vous laisser la jouissance de toutes ces choses pour le moment. Mais n'oubliez pas qu'elles sont à moi, comme vous aussi. Donc, toutes les fois que j'aurai besoin de l'une d'entre elles, vous devrez la mettre à ma disposition, parce que désormais j'en suis le propriétaire. "


Voila comme cela se passe quand vous devenez la propriété de Jésus-Christ !

Quand nous avons commencé à prêcher ce message de la vie du disciple à Buenos Aires, les membres de nos églises étaient tout à fait disposés à obéir. Beaucoup d'entre nous apportaient leur maison et leurs appartements pour les donner à l'église. (Dans mon pays, l'inflation est tellement galopante qu'on ne met pas son argent à la banque, autrement son patrimoine serait vite perdu. On achète quelque chose - n'importe quoi - qui ait une valeur qui grimpera avec l'inflation, par exemple des appartements. Ceux-ci deviennent notre épargne.)

 

Nous ne savions que faire avec toutes ces propriétés. Alors les pasteurs se sont consultés. L'un a dit,
" Peut-être devrions-nous vendre tout cela et utiliser l'argent pour construire une grande église au centre ville."

Mais d'autres ont dit,
" Non, non. Cela n'est pas la volonté du Seigneur. "

Au bout de six mois de prières, le Seigneur nous montra ce que nous devions faire. Nous avons réuni tout le monde et nous leur avons dit, " Nous allons rendre à chacun sa propriété. Le Seigneur nous a montré qu'il ne veut pas de vos maisons vides. Il veut une maison avec vous dedans pour en prendre soin. Il veut que tout - les tapis, le chauffage, la climatisation, l'éclairage, la nourriture - soit prêt, pour Lui. Il veut aussi votre voiture avec vous comme chauffeur.

Simplement, n'oubliez pas pour autant, que tout cela Lui appartient encore ! "


Alors maintenant, toutes les maisons sont ouvertes. Quand des visiteurs passent dans notre église, nous ne disons pas, " Qui peut prendre ces frères chez lui ? "


Au lieu de cela, nous disons à quelqu'un, " Vous, frère, vous allez prendre ces gens chez vous. " Nous ne demandons pas ; nous ordonnons parce que la maison est déjà donnée au Seigneur. Et les gens remercient le Seigneur de ce qu'Il les laisse vivre dans Sa maison.


  C'est une approche radicalement différente. Mais elle est parfaitement sensée dès que l'on se considère comme un esclave dans le Royaume de Dieu.
 
Le Royaume de Dieu est aussi comme le mariage. Quand une femme épouse un homme, elle est à lui. Et tout ce qu'il possède est désormais à elle aussi. S'il a une ou deux voitures, elles sont à elle. Mais dans le processus, elle perd son nom.
 
Nous avons mal agi dans le passé en ne disant pas toute la vérité à nos interlocuteurs. Nous leur avons dit que tout ce qui est à Jésus devient leur, mais nous avons oublié de mentionner que tout ce qu'ils ont devient Sien. Et il n'y a pas de Seigneurie si nous n'acceptons pas cela.
 
Jésus a dit,
" Tu n'es ni froid, ni bouillant.
Si seulement tu étais froid ou bouillant !
Ainsi, parce
que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant,
Je vais te vomir de Ma Bouche "
Apocalypse 3, 15-16

 Savez-vous ce que cela veut dire ?

Pardonnez-moi cette illustration, mais elle vient de Jésus lui-même. Qu'est-ce que nous vomissons ?
Ce que nous ne digérons pas. Si quelque chose est digéré, il n'est pas remis.

Les personnes vomies sont celles qui refusent de se laisser digérer par le Seigneur Jésus-Christ. Et " être digéré " signifie se perdre. On est fini. Votre vie est terminée. Vous êtes transformé en Jésus. Vous êtes incontestablement associé à Lui.


En Argentine, nous avons d'excellents steaks.
Imaginons qu'un steak arrive dans mon estomac et que les sucs gastriques arrivent pour le dissoudre. Ils disent au steak,
" Bonjour, comment ça va ? "
 
Et le steak de répondre
 "Très bien, merci. Que désirez-vous ? "
 " Nous sommes venus pour vous dissoudre et vous transformer en Juan Carlos. "
 
Supposons que le steak dise

" Oh, non. Attendez une minute. C'était déjà assez qu'il me mange. Mais disparaître complètement - non, non, non. Je suis dans son estomac, mais je veux rester steak. Je ne veux pas perdre mon individualité. Je veux garder mon identité de steak."
" Non, Monsieur. Il faut que vous soyez dissous et que vous deveniez Juan Carlos. "
" Non, je veux rester steak"
 
Alors il y a une lutte.
Supposons que le steak remporte la victoire et que les sucs gastriques se résignent à le laisser rester un steak dans mon estomac. Il ne se passera pas longtemps avant que le steak soit vomi.

Mais si ce sont les sucs gastriques qui remportent la victoire, le steak perd sa personnalité et devient Juan Carlos. (Avant que je ne le mange, c'était une brave vache inconnue quelque part dans une prairie. Personne n'y prêtait attention. Mais maintenant, parce qu'il est dissous, il en vient à écrire un livre !)


Ainsi en est-il avec le Seigneur.
Nous sommes " en Christ ". C'est à nous de décider si nous voulons y rester ou pas. Pour rester en Jésus, il nous faut tout perdre et devenir Jésus. Nous perdons notre vie. Comme l'esclave dont il était question en Luc 17, tout notre temps devient le Sien - nos huit heures de travail, nos huit heures de sommeil et les huit autres aussi.


Il arrive parfois qu'un chrétien se dise, " Bien maintenant que mon travail de la journée est terminé, je vais rentrer à la maison et me prendre une bonne douche. Après je regarderai un peu la télévision, et puis j'irai au lit. Oui, je sais qu'il y a une réunion ce soir, mais après tout, Monsieur le Pasteur, j'ai droit à un peu de repos... "
 Droit à quoi, Monsieur l'Esclave ?  Vous n'avez droit à rien du tout. Vous avez été racheté par Jésus-Christ et Il est le propriétaire de chaque heure de votre journée.


Pendant que l'esclave de l'histoire de Jésus terminait son labour, il n'était pas en train de se demander :  Voyons, quel bon petit casse-croûte vais-je me préparer maintenant ? Non, il réfléchissait :  qu'est-ce que je vais bien pouvoir préparer pour mon maître ? Riz et haricots ? Non, il a eu ça hier. Un steak frites ? Non, je pense qu'il préférerait des pommes de terre en robe des champs... "

" Eh bien, je crois que je vais aller à l'église ce soir. Dis donc, chérie, qui est-ce qui prêche ? "

" Oh, je crois que c'est Untel. "
" Oh non, alors dans ce cas, je pense que je vais rester à la maison. "

Toutes nos valeurs sont sens dessus-dessous. Les seigneurs sont assis sur les bancs.  Nous traitons Jésus comme s'Il était notre esclave. Nous prions, " Seigneur " (mais notre attitude dénote le contraire),

"Je suis sur le point de partir maintenant. S'il Te plaît, veille sur la maison pour qu'il n'y ait pas de cambriolage. Et s'il Te plaît, protège-moi de tout accident sur la route ! "
 Qu'attendons-nous que Jésus nous dise ?!  " Oui, madame  " ou " Oui, monsieur " ?

 Les serviteurs ne disent pas, " Seigneur, fais ceci et fais cela. " Les serviteurs disent, " Seigneur, que veux-tu que je fasse ? " La satisfaction du serviteur est de voir son Seigneur satisfait. Il n'est pas étonnant que nos églises soient bancales. Nous n'avons même pas commencé à réfléchir sur la façon de servir Jésus.


Nos louanges sont Son dîner. Les cantiques sont l'eau à Sa table.
L'offrande est encore un autre plat de son repas.

Mais nous nous trompons nous-mêmes. Nous disons, " Recueillons une offrande pour le Seigneur pour installer un système de climatisation dans notre église. " Le Seigneur n'a que faire de notre air conditionné. C'est pour nous. Beaucoup des offrandes que nous disons être pour le Seigneur sont en réalité pour nous-mêmes. Les seules choses que Jésus ait décrites comme lui étant offertes étaient les dons faits aux pauvres.


Quel est le plat principal de Jésus ?

Des vies humaines. Paul dit en Romains 12, 1 qu'apporter nos corps à Jésus est un service raisonnable. Quand le Seigneur nous voit Lui amener une nouvelle personne, Il dit, " C'est bien. Voici mon serviteur qui vient avec ma nourriture. " Et c'est encore une personne qui se dissout en Jésus.


Jésus termine son histoire en disant,

" Vous, de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné dites :
 Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire. "

Luc 17, 10

Pouvez-vous dire que vous avez fait tout ce que le Seigneur vous a ordonné ? Si c'est le cas, nous pouvons organiser une petite fête de remise de diplôme en votre honneur. On va vous accorder un diplôme qui vous fait " Esclave Inutile ".

Nos valeurs sont tellement renversées aujourd'hui qu'aux esclaves inutiles, nous remettons un diplôme portant la mention " Révérend ". Je me suis trouvé une fois dans une réunion où quelqu'un a été présenté avec beaucoup d'éclat. L'orgue jouait et les projecteurs se sont allumés au moment où l'on annonçait, " Et voici, le grand serviteur de Dieu... "


 S'il était grand, il n'était pas un serviteur. Et s'il était un serviteur, il n'était pas grand !

Les serviteurs sont des gens qui ont compris qu'ils ne sont dignes de rien. Ils travaillent huit heures et puis ils viennent préparer le repas de leur Seigneur - et ils sont revigorés et joyeux en voyant leur Seigneur jouir de son repas.


 Puisse Dieu nous aider à faire avec joie ce que font les serviteurs de Son Royaume !

 

Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Le Royaume de Dieu

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