La Sexualité, est-elle vraiment nécessaire ?

Publié le 13 Septembre 2009


CHAPITRE VI


LA SEXUALITÉ EST-ELLE VRAIMENT NÉCESSAIRE ?

Par l'intermédiaire de l'apôtre Jean, le Christ déclare à ceux qui sont engendrés de Dieu et convertis par Son Esprit :

" Voyez quel Amour le Père nous a témoigné

pour que nous soyons appelés Enfants de Dieu...

Bien-aimés, nous sommes maintenant Enfants [engendrés] de Dieu,

et ce que nous serons [lorsque nous naîtrons]

n'a pas encore été manifesté ;

mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté [lorsque le Christ paraîtra],

nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu'Il est ! "

1 Jean 3, 1-2


De tous les attributs propres au caractère divin, le plus grand est l'amour 1 Jean 4, 8, 16. Il s'exprime en l'homme par les fruits du Saint-Esprit Galates 5, 22. L'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit Romains 5, 5. En nous engendrant, Dieu infuse en nous le Don de Son amour.

Pourquoi donc se marier ?

Pour aimer !

Comme Dieu a donné un sexe à Adam et à Ève, Jésus déclare dans Matthieu, chapitre 19, versets 4 et 5 :

" C'est pourquoi l'homme . . . s'attachera à sa femme... "

c'est-à-dire à cause du sexe.

Ces deux raisons du mariage, selon l'Écriture, aimer et user du sexe, ne sont pas contradictoires puisque user du sexe permet d'aimer

- Mais que faut-il entendre par amour ?

 


Trois sortes d'amour


De nos jours, on ne sait plus très bien ce que ce mot signifie. Après avoir été assaisonné à la sauce romantique, les romans et les films actuels évoquant "l'amour" parlent d'érotisme, c'est-à-dire de convoitise et de concupiscence.

Les Grecs étaient plus précis, car ils avaient à leur disposition trois mots ayant un sens différent.

Tout d'abord, le mot agape signifiant amour moral ou spirituel ; il s'agit du genre d'amour que Dieu éprouve pour l'humanité. C'est l'Amour que le Saint-Esprit peut mettre dans l'esprit de l'homme, si celui-ci le désire.

Ensuite, le mot philia, voulant dire amitié, amour fraternel ou familial.

Le troisième, eros, désigne l'amour sexuel entre mari et femme. Il ne signifie pas concupiscence, car il existe un autre mot pour cela.


En quoi consiste l'amour ?

Si j'avais à le définir brièvement, je dirais que c'est une sollicitude dépourvue de tout égoïsme envers un être. Si le domaine sentimental était coupé en deux, l'amour se situerait du côté où l'on donne, où l'on sert, où l'on partage - et non du côté où l'on se procure, où l'on prend et où règnent dissensions et compétition.

Dieu est amour. Il aime tous les hommes, y compris les rebelles : 

" Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique,

afin que quiconque croit en lui ne périsse point,

mais qu'il ait la vie éternelle "

 

Jésus-Christ aussi est Dieu.

" Dieu prouve Son Amour envers nous, en ce que,

lorsque nous étions encore des pécheurs,

Christ est mort pour nous...

lorsque nous étions ennemis,

nous avons été réconciliés avec Dieu par la  Mort de son Fils ..."

 

L'amour n'est pas une émotion, bien qu'il puisse s'exprimer avec émotion. Il mêle un esprit rationnel de désir d'aider, de servir, de partager et de donner, à un sentiment d'affection sincère.

Jésus a dit :

" Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir".

Dans son ensemble, l'humanité cherche plutôt à satisfaire l'appétit de ses cinq sens qu'à s'intéresser à autrui.

 


Jouir de ses sens


Nos sens demandent à être satisfaits, et ils peuvent nous procurer des sensations agréables.  Or, dans leur " chaste sévérité ", les " pères " de l'Église condamnaient ces sensations comme coupables. Cela ne tient pas debout. Dieu nous dit que nos sens doivent être exercés par l'usage, de telle sorte que nous puissions établir une distinction entre le bien et le mal Hébreux 5, 14.

Si nous avons des sens, c'est pour nous en servir, mais à bon escient. Nous devons nous nourrir. Le goût nous permet d'apprécier les aliments que nous absorbons. A nous de l'exercer à reconnaître ceux qui sont sains, naturels, propres à contribuer à notre santé, et, en rendant grâce à Dieu, à jouir de notre alimentation.

La vue peut nous procurer de grandes joies par la beauté qu'elle nous permet de contempler. A nous de savoir regarder sans envie ni concupiscence. Et l'ouïe ? Que de musique harmonieuse ne nous permet-elle pas d'entendre. Mais je suis sûr que Satan, perverti dans toutes ses voies Ézéchiel  28, 13-17, est à l'origine de la " musique " actuelle, discordante et dégénérée.

Jouir de ses sens n'est pas pécher, mais il peut le devenir. Il est dans les intentions divines que l'homme soit heureux. Dieu veut que notre vie soit agréable et saine. Il nous a donné un esprit afin que nous sachions discerner les vraies valeurs des fausses, choisir ce qui nous est profitable, et rejeter ce qui peut nous nuire. Car si le mauvais usage des sens peut procurer, lui aussi, des sensations agréables, personne, sauf Dieu, ne peut nous informer de ce qu'il a de préjudiciable pour nous et les autres.

La Loi divine indique la bonne manière de vivre. Elle pourrait se résumer en un mot : l'amour. Elle exige, pour être accomplie, que celui-ci s'exprime par des actes Romains 13, 8, 10.

Cet amour a deux pôles : Dieu et notre prochain.

Comment aimer Dieu ? Nous l'apprenons en lisant les quatre premiers des Dix Commandements.

Comment aimer notre prochain ? Grâce aux six derniers.

En disant :

" Tu aimeras ton prochain comme toi-même ",

Dieu nous demande de partager, et cela sous-entend beaucoup d'amour.

Il est humain d'aimer son propre " moi " ; cela ne requiert ni effort ni caractère.

Pour aimer le prochain comme soi-même, c'est une autre affaire.

Cela exige la connaissance des vraies valeurs et une manifestation de volonté, d'autodiscipline et de caractère.

 


L'Amour dont l'homme est dépourvu


La Loi nous permet de nous aimer nous-mêmes autant que notre prochain. Mais à l'égard de Dieu, elle nous demande de L'aimer de tout notre cœur, de toute notre âme et de toute notre force.

Comment est-ce possible ? Ce ne l'est pas, à moins d'être converti. La Bible déclare :

" Nous l'aimons parce qu'Il nous a aimés le Premier "

1 Jean 4, 19

Le " nous " s'adresse aux chrétiens convertis.

Nous ne pouvons réellement aimer Dieu qu'avec l'Amour que nous devons tout d'abord recevoir de Lui, par l'intermédiaire de Son Saint-Esprit. A condition, bien entendu, de nous repentir, d'accepter de vivre selon Ses Ordres, et de croire en Christ.

En aimant Dieu comme Il veut que nous L'aimions, c'est Son Amour que nous Lui rendons. Le premier grand Commandement, à observer dans son sens total et spirituel, exige de l'homme un Amour qu'il n'a pas. Toutefois, Dieu souhaite ardemment le lui donner, à condition que l'homme consente. Bien peu, hélas, y sont disposés !


Prenons maintenant deux cas extrêmes :

1) L'être le plus éloigné de nous, un ennemi pour lequel nous n'éprouvons aucune affection naturelle. A son égard, Jésus nous enseigne comment accomplir la Loi :

" Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous persécutent..."

Matthieu 5, 44


L'homme normal, non converti, le peut-il ?


2) L'être le plus proche de nous, soit au point de vue spirituel notre frère en Christ, soit au point de vue physique une femme ou un mari.

A l'égard du premier, les Écritures insistent sur la nécessité de l'aimer spécialement. Il faut, pour ce faire, un amour qui manque totalement à l'homme non régénéré. Impossible d'être " frères en Christ" , à moins d'être en Lui, et d'avoir reçu le Saint-Esprit. Sinon, nous ne Lui appartenons pas Romains 8, 9.

A l'égard du conjoint, nous devons l'aimer d'une façon spéciale. Envers Dieu, envers nos ennemis, et envers nos frères chrétiens, nous avons vu que l'amour spirituel était requis pour accomplir la Loi. Or, lorsque dans le Nouveau Testament il est question d'amour conjugal entre chrétiens - " Maris, aimez vos femmes... " - ce n'est pas le mot eros auquel l'apôtre Paul a recours, mais le mot agape, signifiant Amour divin. L'Amour conjugal, tel que Dieu le conçoit, est un mélange d'amour physique et d'amour spirituel.

 

 

L'amour conjugal


Dieu n'a pas créé les êtres humains à partir d'esprit ; Il les a tirés de la poussière du sol. Des trois sortes d'amour exprimées en grec par les mots agape, philia et eros, l'homme ne peut ressentir que les deux dernières.

Même philia est teintée d'égoïsme, car ce genre d'amour, pour les enfants, les parents, la famille, le club, l'équipe, etc., se ressent de l'esprit de clan. Il fait partie des oeuvres de la chair mentionnées dans Galates 5, 19-21.

Pourquoi Dieu n'a-t-Il pas conçu les choses de telle sorte que les êtres humains pussent s'aimer dans le mariage d'un amour spirituel, sans recours à l'amour physique ? Parce que cela aurait contrecarré Son dessein.

Dans Sa sagesse, Dieu voulait que l'homme fût d'abord " physique ", doté de sens physiques, et qu'il pût jouir des bénédictions que sont les relations conjugales et familiales. Il savait que, parmi toutes les sensations éprouvées, la plus intense serait celle que procure l'acte sexuel exprimant l'Amour pour l'être le plus cher, auquel on est uni par les liens sacrés du mariage.


Ce qui nous convient le mieux


Les adeptes de la nouvelle morale prétendent qu'il n'est pas nécessaire d'être marié pour connaître ces joies. Ils renoncent ainsi, inconsciemment, à une joie parfaite, car ils se privent d'une chose précieuse:   le caractère exclusif et sacré des véritables rapports conjugaux.

De même que nos sens, utilisés à bon escient, peuvent nous permettre de jouir intensément, de même l'acte sexuel conjugal nous comble à un point qu'ils ne peuvent imaginer. Dieu, Créateur des sens et Instigateur du mariage, a contemplé ce qu'Il a fait et l'a trouvé " très bon ".


Il a créé le sexe et la sexualité pour autoriser et rendre vivantes les institutions sacrées de Son Plan que sont le mariage, le foyer et la famille.

 

Le sexe a été créé pour provoquer l'attrait et l'amour entre un jeune homme et une jeune fille, convenablement assortis, afin que cela leur inspirât le désir de partager leur existence, leurs problèmes, leurs épreuves, leurs ennuis, leurs espérances et leurs succès - et de construire ensemble un foyer heureux et d'élever une famille heureuse.


Le sexe a été conçu afin de servir d'aimant propre à rapprocher constamment des êtres que de petits malentendus, ou de petites irritations, pourraient amener à s'éloigner l'un de l'autre.


Il a été conçu afin d'attirer des bénédictions justes, saines et abondantes.

Noué selon les instructions divines, ce lien ne peut apporter que du bonheur.

Mais noué selon nos propres conceptions, il peut amener des séparations, perturber gravement les enfants, provoquer le désespoir ou la mort - bref, un vrai gâchis.

 


 

Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Bible & sexualité

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