Le Monde en révolte

Publié le 3 Décembre 2008




CHAPITRE I


LE MONDE EN REVOLTE


Le monde est sorti de l'ère des tabous. Au cours du dernier demi-siècle, une révolution des mœurs a tout bouleversé. L'humanité a décidé que les règles morales avaient besoin d'être revues : elles l'ont été, radicalement, pour devenir ce qu'on appelle la "nouvelle morale".

Tout le monde reconnaît ce changement, même si certains ne l'acceptent pas. Peu de gens, cependant, se doutent des faits qui ont déterminé l'attitude "sexe égale tabou", et déclenché la révolution des mœurs.

Nous vivons dans un monde égaré, en particulier pour ce qui touche à la morale sexuelle et au mariage. Il y a pourtant à cela une raison significative.


De nos jours souffle un vent de révolte dont l'ampleur ne connaît plus de bornes quand il s'élève contre le code moral, répressif, du christianisme traditionnel. On rejette l'autorité.

Quels sont donc les faits que le monde ignore ? Quelle est la véritable origine de la morale chrétienne traditionnelle ? Le Christ ? Les apôtres ? La Bible ?


Qu'est-ce qui a déclenché la révolution des mœurs, et, finalement, conduit le monde à la "liberté" sexuelle que nous constatons de nos jours ?


L'origine de l'"ancienne morale"

 

La chrétienté, passée la première génération de chrétiens, a bu aux sources du dualisme païen des Grecs et apposé l'étiquette "péché" sur tout ce qui avait trait au sexe. A travers les siècles, la morale traditionnelle du monde occidental a été définie par l'Église.


Cela signifie-t-il que le Christ a enseigné qu'on devait regarder le sexe, en lui-même, comme honteux et mauvais ? Non. Tout ce que Dieu a créé est "très bon". Mais Jésus a parlé du mauvais usage du sexe. Il a pardonné à la femme adultère, en lui disant : "Va, et ne pèche plus". Les apôtres ne se sont jamais écartés de cet enseignement. La Bible non plus.


Quelle est donc la véritable source de cette attitude de honte ?

Comment a-t-on pu la considérer comme chrétienne ?

Elle ne découle pas des enseignements de l'hébraïsme, de Jésus ou de l'Église de Dieu originelle. Elle fut adoptée par le monde romain après la Grèce, qui la tenait elle-même de l'Égypte.

Aux premier et second siècles, l'Empire romain se couvrit d'écoles à l'image de celle qu'avait inaugurée le philosophe grec Platon ; celui-ci avait reçu de son maître, Socrate, inverti lui-même, la conception dualiste relative au sexe. Elle était devenue l'hypothèse fondamentale de la pensée et de la religion grecques. L'acte sexuel était considéré comme dégradant, abaissant l'homme au niveau de la bête. Cet enseignement fut dispensé dans toutes les écoles païennes, disséminées dans l'Empire romain. Il n'y avait pas d'écoles chrétiennes à l'époque. Les écrits étaient faits à la main, un par un, car l'imprimerie n'était pas encore inventée.


Les chrétiens des deuxième et troisième générations devaient forcément aller dans ces écoles païennes. Et, au commencement du 6e siècle, cette conception fut profondément enracinée dans la chrétienté. En ce vingtième siècle, toutefois, on abandonne de plus en plus l'enseignement traditionnel pour celui de la "nouvelle morale".


Les questions sexuelles étant regardées comme indécentes, dégradantes, honteuses, sources de péché - même dans le mariage, sauf pour procréer - tout propos qui y avait trait était forcément proscrit.

Il y a quelques décennies, il était contraire à la loi, dans beaucoup de pays, de publier, de vendre ou de distribuer tout ce qui touchait à ce sujet. Toute éducation dans ce domaine était bannie. Certains époux auraient pourtant eu bien besoin d'avoir quelques lumières.


Les parents n'enseignaient rien à leurs enfants au sujet du sexe. Eux-mêmes ne savaient rien; d'ailleurs, cela aurait été trop embarrassant. Tout le monde était d'accord pour penser : " Que nos enfants restent purs et ignorants jusqu'à leur mariage; après cela, leur instinct leur dictera bien ce qu'il faut faire ! "

L'instinct ne leur a rien appris. Aveuglément, guidés par une fausse connaissance glanée çà et là, les jeunes mariés allaient de désillusions en déceptions, d'amers ressentiments en frustrations, pour en arriver trop souvent à un foyer brisé et au divorce.


Il est vrai que la plupart des jeunes filles restaient "pures". Celles qui, au début du siècle, se laissaient aller à perdre leur virginité, perdaient aussi leur honneur. Certaines allaient même jusqu'à penser qu'elles ne pourraient jamais plus regarder les gens en face, et entraient dans des maisons de prostitution. Il faut reconnaître que la mentalité avait évolué de façon différente, selon qu'il s'agissait des filles ou des garçons. Chaque homme voulait que sa femme fût vierge à son mariage, mais il était beaucoup moins strict sur sa propre vertu.


Les fruits de la pruderie

 

Quels furent les fruits réels de cette double conception de la vertu ?

Bien des mariages finissaient mal, certains de façon misérable ; d'autres restaient irréparables. Pourquoi ? A cause de conceptions fausses et d'une ignorance totale des questions sexuelles. Plus d'une femme fut blessée au cours de sa nuit de noces, sans que son mari s'en doutât un instant. Il ne savait rien. Ce qu'il aurait dû savoir lui avait été refusé.


Beaucoup de femmes traitaient leurs maris de "brutes", en ignorant simplement que ces brutes n'étaient pas entièrement responsables. Les maris disaient que leurs femmes étaient frigides, et, souvent, commençaient à fréquenter des prostituées. Tel était le prix de l'ignorance !


Vint alors la Première Guerre mondiale. Elle bouleversa la façon de penser et de se comporter. Petit à petit, les femmes obtinrent le droit de vote. Elles se mirent à travailler et acquirent une certaine indépendance financière.


La théorie de Freud

 

Auparavant, vers 1904, Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, avait échafaudé une théorie surprenante à la suite de recherches et d'expériences cliniques. Il était parvenu à la conclusion que la répression sexuelle, la honte ressentie devant ce sujet, l'ignorance, étaient cause de névroses et de désordres mentaux.


Lui et ses disciples dans cette nouvelle branche de la psychiatrie en arrivèrent à penser que l'éducation et la liberté sexuelles étaient une panacée. Si le silence et le refoulement provoquaient des névroses, pourquoi ne pas renverser la vapeur ?


Libérer les gens de leurs contraintes. Donner un autre sens aux rapports sexuels. Les définir comme bons - ni dégradants, ni honteux, ni mauvais. Laisser chacun libre d'agir à sa guise, marié ou non.


Dans les remous qui suivirent la Première Guerre mondiale, l'agitation née des conclusions révolutionnaires de Freud amena finalement à lever toutes les barrières légales. Par suite de la suppression des contraintes que la loi imposait à l'éducation sexuelle, on s'en donna à cœur joie pour répandre ce qui avait été interdit jusqu'alors. Bientôt, les informations sur le sujet foisonnèrent. Aujourd'hui, il n'est guère de revue qui ne consacre au moins un article à une question sexuelle.


La nouvelle morale fait son apparition

 

Il y a quelque chose de criminellement mauvais dans toute cette littérature. Le plus important est passé sous silence. Le monde s'est libéré de ses contraintes. Il s'est révolté contre la pruderie, les tabous et l'ignorance. La connaissance des choses sexuelles, sans l'essentiel, est livrée en pâture à des esprits dévorés de curiosité.


La Deuxième Guerre mondiale fit rouler la morale dans le ruisseau. Nous en sommes maintenant à la fosse à fumier. Tout est permis, c'est le goût du jour !


Aujourd'hui, la pornographie a pénétré dans nos écoles et nos lycées ; elle est devenue une industrie florissante.


Les "progrès" sont rapides. Qui n'a entendu parler des bars et restaurants topless (où les serveuses ont les seins nus) ? Après, déjà blasé, on en est venu à des établissements bottomless, où je vous laisse à penser ce qu'on découvre ! Finalement, le dernier pas a été franchi (il fallait bien entretenir la curiosité insatiable des clients !), et on peut voir maintenant des personnes s'accoupler nues sur scène.. . Elles ne miment pas.


Les hommes savent-ils discerner le bien du mal ? Quelle autorité est donc capable de définir le code moral correct ? Après tout, qu'est-ce qui est bien et qu'est-ce qui est mal ? On dit généralement que toute personne, saine d'esprit, "connaît la différence entre le bien et le mal". Est-ce vrai ?


Des millions de chrétiens pensent encore que les relations sexuelles, en dehors du mariage, représentent un péché. D'autres croient à la "nouvelle morale", à la liberté sexuelle totale, et estiment que l'abstention et la répression sont mauvaises. D'autres encore ont des opinions intermédiaires.

Où donc est la vérité ?


Dans sa rébellion contre toutes choses, y compris les tabous puritains, le monde tend à rejeter toute autorité et à satisfaire ses désirs débridés.


Quelques psychanalystes remettent en question l'institution du mariage. Qui a instauré le mariage - et quand ? Si l'homme est l'être le plus évolué du règne animal, quand, au cours de l'évolution de la première cellule vivante jusqu'à lui, le mariage a-t-il été institué ? Et pourquoi ?


Les animaux ne se marient pas. Ils n'ont pas de vie familiale. Cependant, ils se reproduisent. Le mariage n'est donc pas nécessaire à la reproduction.


Avons-nous réellement besoin d'une autorité pour discerner ce qui est bien ou mal dans les relations sexuelles et dans le mariage ? La liberté sexuelle, par consentement mutuel, est-elle préjudiciable à chacun ? L'échange de compagnon, qui commence à se répandre, est-il mauvais ? Nuit-il aux participants ? Leur est-il bénéfique ?


Voyons à quoi ont abouti la science moderne et la méthode scientifique.


Rédigé par Le Ministère de l'Allliance

Publié dans #Bible & sexualité

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lait-et-miel 29/10/2011 20:53


Hello !

Pour information : Le chapitre suivant est : "no found ... comme tous les chapitres liés dans la liste de la page précédente :) ! Merci. Mireille


Le Ministère de l'Allliance 30/10/2011 20:28



Un très grand merci pour votre information !


Ce problème était passé inapperçu lors de la mise à jour du Site.


Que le Seigneur vous bénisse !


 


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