Quand la confiance est établie...

Publié le 7 Mars 2008


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QUAND LA CONFIANCE EST ÉTABLIE, LA GUÉRISON COMMENCE


1ère partie de 2
 

 
 
LE PROBLÈME DE LA COLÈRE
 
Une colère qui ne trouve pas de solution peut consumer l’âme. Ce peut être un enfer non seulement pour la personne plein d’amertume, mais aussi pour son entourage. Jésus nous a fortement avertis contre l’impact de la colère. Il a dit :
 
«Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges; que celui qui dira à son frère : Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira : Insensé! mérite d'être puni par le feu de la géhenne.» Matt. 5. 21,22.
 
La colère est un poison systématique. Elle affecte tous les domaines de notre existence. Elle détruit non seulement la vie de quelqu’un sur terre, mais elle peut nous rendre assez coupable pour nous envoyer en enfer. Qui, parmi nous, n’a jamais ressenti une lutte au niveau des pensées à la suite d’une offense? Qui n’a jamais ruminé ou n’a jamais expérimenté la tension néfaste causée par la colère?
 
Pour certains, c’est une rumination cachée derrière un vernis de politesse. Tel un chien méchant posté derrière la porte d’une agréable demeure, la rage intérieure attaque sans prévenir toute personne qui s’approche. Et pourtant, aussi terrible que soit la colère, la personne amère pense qu’elle est justifiée de la ressentir devant la menace d’une offense. Le pire de tout, cependant, c’est l’esprit de mensonge qui pousse la pousse à croire qu’elle ressent la justice de Dieu. Ceci l’empêche de connaître une véritable repentance.
 
Jésus prévient qu’une colère qui ne trouve pas de solution est très grave. Elle menace de conduire une âme dans un véritable enfer et affecte la santé de la personne qui se sent justifiée. Selon Jésus, une telle personne a commis dans son cœur un péché qui équivaut à un crime.
 
LA RÉCONCILIATION EST PLUS IMPORTANTE QU’UN RITUEL
 
Si vous connaissez quelqu’un qui se trouve dans une telle situation à votre égard ou à l’égard d’un autre, Jésus nous dit que nous ne devons pas simplement ignorer sa condition. En fait, Il s’attend à se que nous fassions quelque chose à ce sujet. Il est intéressant de noter que juste après avoir prévenu des conséquences infernales de la colère, Il dit dans les deux versets qui suivent :
 
«Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère; puis, viens présenter ton offrande.» Matt. 5.23,24.
 
Jésus veut en fait que nous mettions notre offrande de côté et que nous fassions tout ce que nous pouvons pour nous réconcilier avec la personne offensée. Pour le Fils de Dieu, la réconciliation est plus importante que de remplir son devoir religieux.
 
Le Seigneur sait que si nous ne nous engageons pas dans un processus de guérison, cette personne offensée transfèrera sa colère sur les autres. Héb. 12.14,15 dit : «Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés
 
Ainsi, quand la colère au lieu de la rédemption, s’installe dans l’Église, ce n’est pas bénin pour le Seigneur. En fait, la Bible nous dit que le résultat final est que «plusieurs sont infectés». Ce genre de colère est l’outil préféré que satan utilise pour briser des mariages, détruire des familles, créer des scissions au sein des églises et diviser les cultures au sein de la société.
 
Le Seigneur appelle Son Église à renverser la malédiction de l’injustice et de la colère qui affecte notre société aujourd’hui. Nous sommes les agents du Seigneur pour apporter transformation et réconciliation. En fait, Il nous demande non seulement d’aller vers celui que nous avons offensé, pour quelque raison que ce soit, mais Il veut que nous exercions un ministère de réconciliation qui inspire les autres à amener la guérison à tous les niveaux des relations humaines.


2ème partie et fin
 
 
Francis Frangipane
 
Traduction Dominique François
 
 
 
Quand je parle de guérir le schisme entre les gens, je réalise que pour certains, être offensé est une habitude. Peu importe nos tentatives de réconciliation, ils sont irréductibles. Peut-être qu’un jour ils seront plus ouverts. «S’il est possible, autant que cela dépend de vous, soyez en paix avec tous les hommes.» Rom. 12.18. Héb. 12.14 nous appelle aussi à «rechercher la paix avec tous les hommes
 
Nos relations avec les autres sont de la plus haute importance pour le Seigneur. Souvenez-vous que la question n’est pas tant que vous ayez quelque chose contre quelqu’un, mais que quelqu’un ait quelque chose contre vous. Il se peut que vous soyez complètement innocent et que la personne offensée soit la seule coupable. Mais le Seigneur nous appelle à prendre soin de nos relations. En fait, il est étonnant de voir à quel point un simple coup de téléphone, un acte d’amour ou une réponse gentille, peuvent attendrir le cœur d’une personne offensée.
 
La Bible nous demande de «rechercher la paix avec tous les hommes». Rechercher signifie prendre l’initiative drastique de trouver des solutions. Cela veut dire que nous agissons d’une façon qui plaît à Dieu plutôt que d’une façon qui satisfait le diable.
 
Cependant nous devons être réalistes. Quand nous voulons atteindre une personne profondément offensée, elle est d’abord rebutée par nos efforts. L’Écriture nous dit : «Des frères sont plus intraitables qu’une ville forte, et leurs querelles sont comme les verrous d’un palais.» Prov. 18.19. Si une personne a été blessée, elle aura besoin d’être en confiance pour être restaurée et ce processus peut être en fait pénible pour les deux parties. Quelquefois vous pouvez penser que le prix à payer est trop élevé.
 
Je veux partager quelque chose que j’ai reçu du Seigneur sur la nature profonde des relations et des réconciliations.
 
Ma femme et moi gardions la perruche de notre fille aînée. Malheureusement, cette créature était méchante. Chaque fois que je touchais la cage, elle piaillait et essayait de me pincer. Après plusieurs tentatives d’approche, j’en ai conclu que je n’avais pas besoin de cela. J’ai fait une évaluation silencieuse et suis arrivé à la conclusion que l’on m’avait confié une «perruche tueuse». De toute évidence, cet oiseau n’était pas bien né.
 
Ma femme au contraire, décida d’aimer cette perruche et même si elle était aussi agressive avec elle qu’avec moi, elle continua d’aimer cet oiseau. Chaque fois qu’elle la nourrissait à la main, la perruche l’attaquait. Ma femme continuait de lui parler doucement et de la nourrir. Après une semaine, l’oiseau a fini par se décontracter. Son instinct de survie a compris que ma femme n’était pas un prédateur. Bientôt mon épouse a pu passer la main dans la cage sans être attaquée. Deux jours plus tard, cette petite perruche agressive était perchée sur l’épaule de ma femme avec sa petite tête penchée sur son cou.
 
Le problème de ce petit oiseau n’était pas l’agressivité, mais la peur. Ma femme accepta d’être blessée pour que s’établisse la confiance. Elle ne s’est jamais vengée. Quand j’ai regardé ce mini drame se dérouler, j’ai vu une chose élémentaire et pourtant profonde concernant la relation que nous avons avec Dieu. La confiance n’est pas un accident, c’est l’aboutissement d’un amour qui a payé le prix.
 
N’est-ce pas de cette façon que le Seigneur agit avec nos propres cœurs? Nous avons crucifié le Fils de Dieu. Pourtant au lieu de se venger, Jésus nous a pardonné. Il nous a prouvé toujours plus que nous pouvions être en sécurité dans Son amour et qu’Il n’est pas notre ennemi. Nous nous attendions au jugement, mais nous avons reçu la miséricorde. «C’est Sa bonté qui nous conduit à la repentance» Rom. 2.4. Il nous a montré à quel point Il était digne de notre confiance, plein de miséricorde et aimant. Ce faisant, nous Le laissons passer la main dans notre cage, nous grimpons sur sa main et Il nous porte sur Ses épaules.
 
La confiance doit s’établir avant que l’amour puisse opérer une guérison. Nous devons être prêts à être blessés, souvent même, dans le but de guérir nos relations. Nous devons prouver, pas seulement en parole mais en action, que nous sommes dignes de confiance. Qu’il y ait des divisions dans les familles, dans les églises ou entre les races, la guérison ne peux commencer que quand la confiance s’installe.

Traduction Dominique François



 
 
Francis Frangipane
 
 
 
Ministries of Francis Frangipane
Email: francis1@frangipane.org



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Rédigé par DEL

Publié dans #Savoir se laisser avertir !

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